LE MOT DU PRÉSIDENT LA PASSION DU TIR


Au cours d'un voyage en Belgique, nous avons été amenés à faire la connaissance de M. Francis DORAO, alors qu'il mettait en place la énième épreuve du challenge P.J. LIEGE.

Après avoir participé à cette épreuve; nous sommes revenus comblés d'enthousiasme. Nous avions découvert un autre aspect du tir, le « Tir en situation ». Inconnu en France, ce tir était la forme la plus proche de la représentation du terrain pour les forces de l'ordre. Des notions inconnues pour nous y étaient représentées. Parmi celles-ci, la notion de discernement et l'apprentissage de l'analyse étaient poussées à l'extrême.

Le « non-tir » était alors une conception inconnue en France. Nous avons, nous les Français, très vite pris conscience du chemin que nous avions à parcourir pour rattraper nos collègues belges. Bien sûr cela ne s'est pas fait sans mal et il y a eu quelques querelles de clochers!

Certains revendiquent plus que d'autres l'appartenance à une certaine éthique et la paternité de la succession DORAO. D'autres, ont entrepris une commercialisation de ce phénomène. Toujours est-il que le grand public des Forces de l'Ordre, en général, a très vite été séduit par ce genre d'épreuves et les concours se sont succédé,pour le plus grand plaisir des tireurs.

- TOURTENAY-St ASTIER- MONTBELIARD-REIMS-LE HAVRE-NICE-MARIGNANE-VITROLLES-BARCELONE-BINCHE

Les cibles « P.J. LIEGE » vont faire leur apparition dans les différentes administrations françaises et c'est une autre vision du tir que l'on va aborder : la «mise en situation » et le discernement. La finalité de cette démarche va se concrétiser par l'achat dans les écoles de police de vidéo tir dans lesquelles le policier stagiaire est mis en situation. De par son attitude; il engendre une situation évolutive qu'il devra gérer. Aujourd'hui, nous sommes inquiétés par des notes de services internes qui stigmatisent l'organisation de ces concours qui se sont déroulés sans incident et qui ont contribué à faire évoluer le tir dans nos administrations.Les membres des forces de l'ordre, qui ont eu le courage de monter ces concours, ont fait avancer les choses. Ils ont agi seuls, à leurs risques et périls. La politique et la guerre des polices ne sont pas nôtres. Ce qui importe, c'est la passion que nous éprouvons pour notre métier et quelque part, la "mise en situation" en est l'expression.

...DE L'A.S.C.P. TIR TOULON au C.T.P.V...

a

Créée en 1988, l'ASCP Tir Toulon était dans un premier temps implantée à la carrière BELVISI à St Anne d'Evenos. Le stand et ses installations furent transférés à la COMEC dans une carrière, toujours sur la commune de St Anne d'Evenos. C'est là que se déroulèrent plusieurs concours de tir où des policiers venus de toute la France et même d'au-delà des frontières, s'affrontèrent dans leur discipline préférée : le « tir de mise en situation ». Bravant les éléments, les organisateurs avaient 24 h pour monté les décors et 12 h pour les défaire ; 4 jours de concours, 5 jours de travail non-stop. Le lundi matin, l'exploitation de la carrière redémarrait...

z

Que de souvenirs ! Des coups de soleil pour nos amis Belges qui appréciaient notre rosé et nos moules au feu de bois...

e r t

y u

 

n

Le rêve prit fin en 1995, date de notre dernier concours : sous la pression des écologistes, le maire d'Evenos usait de persuasion auprès des responsables de la COMEC... Résultat, nous nous retrouvions sans stand avec plus de 100 tireurs à gérer ! Nous fûmes hébergés, moyennant finances, par Titin Grécier, qui se mit en quatre pour nous ouvrir, dans le maquis, 2 stands de tir. L'endroit était splendide, l'accueil chaleureux, mais le site était éloigné et très difficile d'accès.Malgré cela , les tireurs y pratiquèrent, un an durant, un entraînement rigoureux.

L'encadrement, le bureau et les membres du stand ont assumé leurs tâches avec beaucoup de courage pendant plus d'une année et un concours de tir interne fut même organisé. En août 1996, après avoir visité tous les sites potentiels de la région sans grand résultat, nous avons jeté notre dévolu sur une ancienne gare à mines désaffectée depuis ....trop longtemps ! Le C.T.P.V. est situé sur la commune de la Seyne sur Mer à l'emplacement de l'ancien dépôt des mines. Implantation exceptionnelle à 10 minutes des centres villes de Toulon et de la Seyne sur mer.

Sur une surface de 6530 m2 le site est entouré d'un mur de pierre d’une épaisseur de 0,50 m sur une hauteur de 4 mètres. Le bâtiment principal d'une surface de 860 m2 était conçu pour recevoir 250 mines. Le transport des mines s'effectuait au moyen d'une voie ferrée normale branchée sur la voie ferrée de l'arsenal à la gare de la Seyne. Un quai de débarquement d'une longueur de 450 mètres facilitait la manutention des mines. Le bâtiment principal est ceinturé par un merlon constitué d'un remblai à 45° de 2 mètres de hauteur, sa base a une largeur de 9 mètres, ce merlon avait pour but de dévier la déflagration d'une éventuelle explosion vers le haut, protégeant ainsi le reste du site. Un deuxième bâtiment d'une surface de180 m2 servait d'atelier.

h
y

 

La réalisation par la Marine Nationale de ce complexe remonte aux années 1930, et la fin de son exploitation en 1966. Quand le C.T.P.V. en septembre 1996, eut l'autorisation d'occuper le site, des ronces vieilles d'une trentaines d'années attendaient, de pieds fermes, les bénévoles qui s'étaient donné pour mission de faire le seul stand de tir couvert de la région. En avril 1998, soit un an et demi après le début des travaux, 4250 heures de bénévolat nous ont permis de bâtir 3700 agglos pleins, "sécurité oblige", d'un poids unitaire de 36 kg (attention à la manutention et aux reins.. ) soit 133 tonnes, de mettre en place 3,5 tonnes de blindage et quelques milliers de pneus. Le montage des agglos ainsi que la réalisation de dalles ont englouti 4,7 tonnes de ciment et.37 tonnes de sable.. Quelques centaines de tuiles neuves ont mis nos têtes à l'abri des orages provençaux.. Pour les remblais seulement 45 tonnes de tout venant ont été nécessaires. Pelles, brouettes, truelles, et force du poignet ont: été nos seuls outils.

Pour les aménagements extérieurs trois journées de tracto-pelle nous ont été offertes par un de nos membres (super). En 1997, sont opérationnels 9 pas de tir à 25 mètres, 1 double salle de 200 m2 pour le tir en situation, 1 salle de 180 m2 pour l'entraînement I.PS.C., 1 de 40 m2 pour le diapo-tir et 1 de 50 m2 pour le speed shoot. En extérieur 2 pas de tir à 70 mètres et 22 long rifle. En 2002, le luxe : une ligne téléphonique, fax, répondeur, EDF, eau courante grâce à notre puits, WC etc… Le Club House est devenu une grande salle avec baies vitrées et cheminée ! Puis la cuisine et le bar ont pris forme. Enfin en 2003 le stand 10 m avec 8 pas de tir a été construit et aménagé. Le Club House est une salle conviviale où se retrouvent nos adhérents et amis dans une atmosphère détendue et chaleureuse. Des repas y sont servis lors des concours, c'est aussi là que se font les remises de trophés!

t t
g g

REGLES DE SAVOIR VIVRE

Le mercredi, est mis à profit pour effectuer les menus travaux d’entretien et de réparation qui permettent d’offrir à nos tireurs des prestations qu’ils sont en droit d’attendre. Cet entretien, l’encadrement sur les pas de tir et l’assistance technique sont assurés par des membres du club comme vous, bénévoles, sans qui le club ne pourrait vivre. Lorsque vous laissez vos vieux cartons ou vos déchets dans un coin c’est un autre tireur qui va les ramasser et nettoyer le stand ou les abords.Laissez le stand dans l’état dans lequel vous auriez aimé le trouver et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes. La réalisation de ces installations a été rendue possible grâce à l’argent des cotisations et la sueur des bénévoles. Leur entretien est aussi fait par des bénévoles dont vous pouvez faire partie. Vous qui nous rejoignez ou vous adhérent un peu replié sur vous-même soyez actifs et venez nombreux participer à la vie du club.